Saturday, July 30, 2011

Chapelle Notre-Dame du Haut à Ronchamp (1)



J'en rêvais depuis longtemps : aller visiter la chapelle construite par Le Corbusier à Ronchamp. Et lundi passé j'ai enfin réalisé mon souhait.

Mes impressions ? Voilà :
Déçue ("Eh bien, voilà, tu y es enfin... Mais ce n'est "que" ça ?"...).  
Bon, déjà il faut payer 5 € pour visiter la chapelle est le terrain alentour... Admettons : il faut bien contribuer à l'entretien de l'édifice, surtout que la chapelle aurait bien besoin d'une nouvelle couche de crépi extérieur...
Mais la boutique où se trouve la caisse à l'entrée du site me fait aussi penser au côté "marchands du temple" : cartes postales (les photos sont interdites à l'intérieur de la chapelle), guides et autres livres touristiques, bijoux religieux, statuettes de saints, photophores, etc. Bref : les multiples babioles qui tiennent autant du piège à touristes que de la vente de grigris teintés autant de pseudo-religiosité que de superstitions... Jésus chassant les marchands du temple n'avait-il pas dit il y a presque 2000 ans : "Vous avez fait de la maison de mon père un repaire de brigands"... 
Ensuite, visite de l'intérieur : sur les photos du guide touristique et les cartes postales, l'intérieur est la plupart du temps bien éclairé, lumineux, et on peut apprécier aussi les "vitraux" à contre-jour. Nous avons visité Notre-Dame du Haut à 16h un beau jour de juillet ensoleillé et chaud, et l'intérieur de la chapelle était plongé dans une semi-obscurité couleur de béton et de ciment... Tristesse, froideur, impersonnalité, et un grand vide me rappelant la phrase de Victor Hugo "L'homme naît avec dans le coeur un vide qui a la forme de Dieu".
Pour moi, toute la force de cet édifice semblait reposer sur les fragiles épaules de la religieuse en prière, la seule personne qui se trouvait dans les bancs dans une attitude respectueuse et priante. Nous avions vu cette soeur de l'ordre des Clarisses monter à la chapelle, et j'avais été impressionnée par sa démarche de personne âgée au dos très voûté, comme prosterné en une perpétuelle adoration. Sans la présence priante de cette religieuse, cela aurait été comme si la chapelle n'avait pas eu de coeur, mais cette oraison donnait une âme à l'édifice, une raison d'être à cet endroit.

Le travail de Le Corbusier est certes empreint de symbolisme, et quand on prend le temps d'écouter ou de "lire" le lieu on peut y percevoir un message d'universelle fraternité, de pacifisme et d'humanisme. Mais quel dommage que cet endroit ne soit pas aussi "vivant", comment dire... animé de richesses spirituelles visibles...  En d'autres lieux de prière ou d'adoration on peut aisément ressentir une ambiance, une tonalité, une vibration, qui ici sont tellement moins palpables... 
J'espère que cet endroit plaît aux nombreux touristes qui le visitent, mais pour ma part je le répète : j'ai été déçue. Peut-être avais-je attendu de trop longues années avant d'y venir, j'avais sans doute trop rêvé sur cet endroit réputé, je l'vais sans doute trop idéalisé !

Pourquoi chercher ailleurs ce que nous pouvons porter en nous... L'Ecriture ne nous dit-elle pas que nous sommes "le temple de Dieu, le tabernacle vivant du Seigneur"...

Alors voilà : "J'ai voulu voir Ronchamp... et on a vu Ronchamp..." (pardon au grand Jacques Brel pour avoir ainsi pastiché ses mots de la chanson Vesoul, mais je crois qu'il m'aurait comprise...).





















(pour la suite des photos, cliquez ici)





Tuesday, July 12, 2011

Vacances et farniente


Photo prise lors d'une de mes promenades en forêt, pas si loin de chez moi (au parcours de santé de Wittelsheim).
Ce banc ne nous invite-t-il pas à nous arrêter pour lézarder au soleil, avant de reprendre le chemin...
Mais pour moi, l'arrêt au soleil durera juste le temps d'une petite pause, car je préfère la douceur et le charme des saisons "intermédiaires" du printemps et de l'automne, plutôt que les excès climatiques de l'été (canicule, sécheresse) ou de l'hiver (grands froids, neige et verglas) !

Wednesday, June 22, 2011

Dans quelques jours, parution de mon deuxième livre !


Chers amis blogueurs et blogueuses !
Encore quelques jours à attendre, avant la parution de mon deuxième recueil de poèmes, qui aura pour titre "Instants d'éternité"... Pour l'instant, mon tapuscrit est chez l'imprimeur, et j'attends qu'il m'envoie le premier exemplaire, que je lui retournerai avec mes éventuelles corrections et ma signature pour "Bon à tirer". 
Je vous tiendrai donc au courant dès parution !


Sunday, May 15, 2011

Eurovision 2011 : Amaury Vassili est quand même le meilleur


L'Eurovision, c'est une sorte de truc commercial destiné plus ou moins à désigner un "succès pour l'été", une chanson pour danser, faire la fête, draguer dessus, etc. 

Dans cet ordre d'idées, comment Amaury Vassili , son style et sa chanson auraient-ils pu être diffusés dans les bals ou les discothèques ? Il chante très bien, trop bien pour un concours de variétés. Sélectionner Amaury Vassili pour l'Eurovision, c'était en quelque sorte offrir la perle rare aux cochons...

Amaury Vassili mérite une grande carrière, à la mesure de son talent : je suis persuadée qu'on se souviendra longtemps de lui comme de Caruso ou de Pavarotti, dont il suit avec mérite les traces. 

Par contre, qui se souviendra de la chanson de l'Azerbaïdjan dans quelques mois ou quelques années ? La chansonnette de l'Azerbaïdjan et ses interprètes devraient sans doute sombrer bien vite dans l'oubli, comme avant eux beaucoup de vainqueurs de l'Eurovision !

Bravo Amaury, tu étais le meilleur. Mais ce minable concours de l'Eurovision assaisonné de mercantilisme et de géopolitique n'est pas à la mesure de ton talent. Je crois en toi, et je suis persuadée que tu auras une très grande carrière internationale.



Tuesday, May 03, 2011

Quand les hommes vivront d'amour


Quand les hommes vivront d'amour
Il n'y aura plus de misère
Les soldats seront troubadours
Et nous, nous serons morts mon frère...


(pour regarder la vidéo, vous pouvez cliquer ici ou sur l'image de cet article)



Wednesday, March 02, 2011

La chanson de Prévert, selon Serge Gainsbourg, et vue aussi par Clementia...


Dans l'immense l'oeuvre du grand Gainsbourg, La Chanson de Prévert est sans conteste ma préférée... 

(pour regarder et écouter la vidéo de Serge Gainsbourg si elle ne s'affiche pas automatiquement dans cet article, cliquez ici )

... ma préférée, au point que j'en ai même fait un poème qui peut être chanté sur sa mélodie :

Sur la Chanson de Prévert


Je me souviens avec tristesse
De quelques instants de tendresse
Dans la forêt qui fut magique
Mes pas se font mélancoliques

Car maintenant les feuilles mortes
Sont seules à me susurrer
Que sans toi plus rien ne m'importe
Depuis que tu m'as délaissée

Moi qui voulais t'offrir ma vie
Etre toujours à tes côtés
Je dois juste être ton amie
Simplement bonne à t'écouter

Et sous mes pas les feuilles mortes
C'est mon cœur que tu as foulé
Et sans toi plus rien ne m'importe
Toujours seule je resterai

Mais pourtant quand même j'espère
Qu'un beau jour enfin tu comprennes
Que sans moi tu ne peux rien faire
Et que pour toujours je suis tienne

Alors enfin les feuilles mortes
Seront remplacées par des fleurs
Lorsque tu m'ouvriras ta porte
M'offrant désormais le bonheur


20 octobre 2006





Tuesday, February 01, 2011

Scandaleux : comment rater l'éducation d'un enfant en lui faisant porter un vêtement humiliant



La semaine passée, alors que je musardais au rayon "vêtements enfant"du supermarché où je vais le plus souvent faire mes courses, j'ai été particulièrement choquée par un sweat-shirt qui fait partie d'une nouvelle collection de vêtements pour enfants décorée de personnages de la série"Les Bonshommes et les Dames".
En effet, si plusieurs autres vêtements de la gamme représentent des personnages qui me semblent plus anodins, tel Monsieur Costaud dont l'aspect carré donne une impression d'heureuse stabilité, ou même Monsieur Malchance dont le bandage autour de la tête ne cache pas son sourire, il n'en est pas de même pour ce pauvre Monsieur Mal Elevé qui en plus d'un air renfrogné sous ses oreilles cachées par des écouteurs le renfermant dans sa solitude porte en commentaire "Je n'écoute pas"... 
(voir photo du haut)
 
Si ce pauvre Monsieur Mal Elevé vous fait sourire, je peux vous assurer qu'il n'en est pas de même pour moi. En effet, je trouve ce sweat-shirt encore plus humiliant et anti-éducatif que tous les bonnets d'ânes dont on affublait les mauvais élèves au temps de nos grands-parents (ou même de nos arrière grands-parents, maintenant...). J'imagine déjà les moqueries des camarades d'école (du moins, les camarades d'école qui savent lire...), ou plus grave encore les remarques du personnel enseignant qui croiraient spirituel de relever que la phrase du sweat-shirt dit la vérité pour l'enfant qui le porte... 
L'humiliation a-t-elle une valeur éducative ? Selon moi il n'en est rien, je pense même que c'est tout le contraire : si on ne fait pas l'effort de comprendre l'enfant et si on ne cherche pas à connaître les vraies raisons qui l'empêchent de suivre les règles de vie en société et d'adopter le comportement d'un "bon" élève qui s'applique dans son travail afin de progresser, si on l'humilie plutôt que de l'aider de manière positive et constructif en le félicitant lorsqu'il fait des efforts aussi minimes soient-ils, l'enfant (l'adulte ensuite) s'empêtrera dans ce rôle de cancre ou d'élément perturbateur qu'on lui attribue, et il sera pour lui de plus en plus difficile de se débarrasser de cette étiquette négative que les adultes lui auront collée dessus.
 
Ce sweat-shirt me rappelle aussi un autre vêtement du même genre, qu'une grand-mère avait offert à un petit-enfant de mon entourage il y a de cela un peu moins d'une trentaine d'années. Ce petit garçon qui avait du mal à apprendre ses tables de multiplications avait reçu un tee-shirt sur lequel des personnages de la bande dessinée Charlie Brown se faisaient face, l'un des personnages apostrophant un autre avec une bulle dans laquelle était écrit "Incapable !"
(voir photo du bas)
 
Etait-ce une façon de donner toutes ses chances dans la vie, à ce petit garçon, que de coller sur lui cette étiquette tellement humiliante ? N'aurait-il pas plutôt fallu l'encourager, par exemple en le complimentant pour se dessins pleins de créativité et d'application, ainsi l'enfant aurait sans doute retrouvé sa confiance en lui et dans les adultes, ce qui l'aurait motivé pour apprendre avec un peu plus d'entrain les matières qui lui semblaient plus rébarbatives, comme les tables de multiplications et autres subtilités mathématiques...

S'il vous plaît : n'achetez pas pour un enfant de vêtement qui pourrait le ridiculiser, ou qui en raison d'une phrase négative influencerait son comportement et par là même son avenir.


Sunday, November 14, 2010

"Doutes", prière de Clementia



photo : Clementia Merlin, en prière, dans une église du monde virtuel de Second Life

Doutes

O Dieu, je crie à Toi du plus profond de ma nuit.

Cette solitude que parfois j'ai tant souhaitée
M'enveloppe et envahit mon coeur

Alors je me débats
Seul dans les ténèbres

Le doute m'assaille,
Je perds toute confiance.

Cette impression de ne servir à rien,
De perdre toute identité...

Sur ma route solitaire,
Aucun ami n'a assez confiance en moi
Pour me confier sa peine
Et je n'ai personne à qui confier ma peine

Parce que je manque de confiance :
De confiance en Toi Seigneur
De confiance en la race humaine
De confiance en la vie et en Ta création
De confiance en moi-même...

O Seigneur, pardonne-moi !
Aide-moi
A faire la paix avec Toi,
A faire la paix avec moi-même,
A faire la paix avec mon prochain,
A retrouver cette confiance perdue
Pour continuer le difficile chemin
Où il me faut encore tellement apprendre...

Apprendre à lâcher prise,
Apprendre à être humble,
Avec la douceur et l'abandon
Du tout petit enfant que je suis.

Car je le sais, je le sens :
Je suis Ton enfant, Seigneur,
Et j'accepte de m'abandonner à Toi,
Toi qui seul veilles toujours sur moi.

Que Ta Lumière puisse régner dans ma vie
Et chasser tous mes doutes.

Amen

13 janvier 2008

"Je vous pourris la vie" - poème de Clementia


Je vous pourris la vie… 


Aujourd’hui l’un d’entre vous m’a dit
Que je vous pourrissais la vie
Et voila que tout s’écroule
Je suis de plus en plus seule

J’avais déjà appris que ma mère
N’avait jamais été vraiment fière
De moi qui ne lui apportais
Que des soucis et du chagrin

Je sais bien que j’ai pourri la vie
A l’un puis l’autre de mes maris
Du premier que j’ai rejeté
Puis du second qui prit ma main

Il paraît que je pourris aussi
La vie de mes enfants, m’a-t-on dit
Sévère, suis-je trop rigide,
Mon amour est-il trop solide

Et bientôt pour mes petits-enfants
Lorsqu’ils seront devenus plus grands
Mon caractère et mes manies
Seront sujets de moqueries

Et quelle est ma place dans les vies
De vous trois que je crois mes amis
Ne serais-je donc qu’un boulet
Peut-être une source d’ennuis

Et que penser du reste des gens
Avec qui aussi je parle souvent
Je les embête, les ennuie
Alors je leur pourris la vie

Je ne suis donc qu’un boulet qu’on traîne
Et toutes ces relations sont vaines
Alors pourquoi suis-je encor là
A souffrir dans mon cœur si las


© Clementia - 4 octobre 2006