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Wednesday, November 13, 2013

Grèves à cause des rythmes scolaires : mon coup de gueule du jour



Aujourd'hui les parents font grève contre les nouveaux rythmes scolaires. Quel bon exemple ils donnent à leurs enfants, que celui de la désobéissance et de la grogne dès que quelque chose ne leur convient pas ! Qu'ensuite, les parents ne s'étonnent plus si leurs enfants râlent et désobéissent à leur tour...

D
epuis la rentrée de septembre 2013, dans les villes de France où sont appliqués les nouveaux horaires, les chers petits bouts de choux seraient fatigués !

Or, de nos jours, dans la plupart des cas, ce n'est pas l'école qui fatigue les élèves, ni ses horaires quels qu'ils puissent être : c'est l'emploi du temps hors école et surtout l'usage intensif des consoles de jeux et autres écrans !!! Pour une bonne santé physique et psychique, un adulte devrait avoir huit heures de sommeil chaque nuit, pour un enfant ses besoins physiologiques sont même de dix heures par nuit... Voilà donc ce qu'il faut changer dans les habitudes des familles et des enfants.
N'oublions pas : de nos jours dans le monde, il y a énormément d'enfants qui ne bénéficient même pas du droit à l'école, du droit au savoir. Et en France, on ose se plaindre, on ose faire grève pour une question de commodité et de convenance des parents !
Quelle honte...


Et pour parler aussi de la scolarité d'un autre temps : au début du XXème siècle lorsque nos parents et grands-parents (et même arrière-grands-parents pour certains des lecteurs de mon blog) allaient en classe, ce n'était pas l'époque des horaires "à la carte", ni les grèves à cause des rythmes scolaires ! La scolarité s'arrêtait en général après le Certificat d'études (soit à peu près à l'âge de douze ans), et les enfants allaient travailler (et il n'était pas non plus question de semaine des 35 heures, de RTT, et autres avantages dont bénéficient aujourd'hui les travailleurs !).
Si seulement nos enfants et petits-enfants réfléchissaient aux conditions de vie des gens au début du siècle passé !
Un exemple précis pour illustrer mon propos (mais dans quasiment chaque famille de France c'était comme ça il y a environ quatre-vingt ans) :

Mon père, né en 1924, était très bon élève dans la petite école de son enfance entre Drôme et Ardèche (bien qu'il ait aussi souvent eu la responsabilité de garder les chèvres dans son village). Son instituteur l'aurait bien vu devenir enseignant à son tour. Malheureusement, mon père était l'avant-dernier enfant d'une famille très nombreuse... Après le certificat d'études (donc, je crois, à l'âge de douze ans) il fallait donc qu'il aille travailler comme ses frères aînés en tant que journalier chez des agriculteurs, puis très jeune à l'usine.
Ensuite vint le service militaire, puis la période de la guerre où il prit le maquis dans le Vercors et devint un résistant avant de faire partie de l'Armée de Libération qui vint délivrer l'Alsace. Puis il fut militaire de carrière (simple brigadier-chef, pour avoir changé d'arme : la Marine au début de la guerre, et l'Armée de Terre après-guerre).
Après seize années d'armée, devenu retraité de l'armée, il fit le Concours des Postes et devint facteur.
Si la vie ne lui a pas permis de devenir instituteur, il aimait cependant toujours beaucoup lire, et écrivait avec très très peu de fautes de français bien qu'ayant seulement obtenu le Certificat d'Etudes. Il était très calé en Histoire et en Géographie et cherchait souvent à m'apprendre tout ce qu'il savait. toute sa vie, il a aimé lire et s'instruire, encore et toujours. Il achetait beaucoup de livres et d'encyclopédies, car il voulait que ses descendants travaillent bien en classe pour arriver à avoir une situation meilleurs que celle qui fut la sienne.

Lorsque adolescente j'ai eu mon premier magnétophone à cassettes et que je lui ai proposé de l'enregistrer, il a tenu à enregistrer pour la postérité un texte qui lui restait en souvenir de sa scolarité : la fable du Laboureur et ses enfants, de Jean de La Fontaine, que je reproduis ci-dessous en mettant en gras ce que mon père a certainement voulu nous laisser comme "héritage spirituel" :

Le Laboureur et ses Enfants

Travaillez, prenez de la peine :
C'est le fonds qui manque le moins.

Un riche laboureur, sentant sa mort prochaine,
Fit venir ses enfants, leur parla sans témoins.
Gardez-vous, leur dit-il, de vendre l'héritage
Que nous ont laissé nos parents.
Un trésor est caché dedans.
Je n'en sais point l'endroit, mais un peu de courage
Vous le fera trouver, vous en viendrez à bout.
Remuez votre champ dès qu'on aura fait l'août.
Creusez, fouillez, bêchez, ne laissez nulle place
Où la main ne passe et repasse.
Le père mort, les fils vous retournent le champ
De ci, de là, partout ; si bien qu'au bout de l'an
Il en rapporta davantage.
D'argent, point de caché. Mais le père fut sage
De leur montrer avant sa mort
Que le travail est un trésor.

Tuesday, February 01, 2011

Scandaleux : comment rater l'éducation d'un enfant en lui faisant porter un vêtement humiliant



La semaine passée, alors que je musardais au rayon "vêtements enfant"du supermarché où je vais le plus souvent faire mes courses, j'ai été particulièrement choquée par un sweat-shirt qui fait partie d'une nouvelle collection de vêtements pour enfants décorée de personnages de la série"Les Bonshommes et les Dames".
En effet, si plusieurs autres vêtements de la gamme représentent des personnages qui me semblent plus anodins, tel Monsieur Costaud dont l'aspect carré donne une impression d'heureuse stabilité, ou même Monsieur Malchance dont le bandage autour de la tête ne cache pas son sourire, il n'en est pas de même pour ce pauvre Monsieur Mal Elevé qui en plus d'un air renfrogné sous ses oreilles cachées par des écouteurs le renfermant dans sa solitude porte en commentaire "Je n'écoute pas"... 
(voir photo du haut)
 
Si ce pauvre Monsieur Mal Elevé vous fait sourire, je peux vous assurer qu'il n'en est pas de même pour moi. En effet, je trouve ce sweat-shirt encore plus humiliant et anti-éducatif que tous les bonnets d'ânes dont on affublait les mauvais élèves au temps de nos grands-parents (ou même de nos arrière grands-parents, maintenant...). J'imagine déjà les moqueries des camarades d'école (du moins, les camarades d'école qui savent lire...), ou plus grave encore les remarques du personnel enseignant qui croiraient spirituel de relever que la phrase du sweat-shirt dit la vérité pour l'enfant qui le porte... 
L'humiliation a-t-elle une valeur éducative ? Selon moi il n'en est rien, je pense même que c'est tout le contraire : si on ne fait pas l'effort de comprendre l'enfant et si on ne cherche pas à connaître les vraies raisons qui l'empêchent de suivre les règles de vie en société et d'adopter le comportement d'un "bon" élève qui s'applique dans son travail afin de progresser, si on l'humilie plutôt que de l'aider de manière positive et constructif en le félicitant lorsqu'il fait des efforts aussi minimes soient-ils, l'enfant (l'adulte ensuite) s'empêtrera dans ce rôle de cancre ou d'élément perturbateur qu'on lui attribue, et il sera pour lui de plus en plus difficile de se débarrasser de cette étiquette négative que les adultes lui auront collée dessus.
 
Ce sweat-shirt me rappelle aussi un autre vêtement du même genre, qu'une grand-mère avait offert à un petit-enfant de mon entourage il y a de cela un peu moins d'une trentaine d'années. Ce petit garçon qui avait du mal à apprendre ses tables de multiplications avait reçu un tee-shirt sur lequel des personnages de la bande dessinée Charlie Brown se faisaient face, l'un des personnages apostrophant un autre avec une bulle dans laquelle était écrit "Incapable !"
(voir photo du bas)
 
Etait-ce une façon de donner toutes ses chances dans la vie, à ce petit garçon, que de coller sur lui cette étiquette tellement humiliante ? N'aurait-il pas plutôt fallu l'encourager, par exemple en le complimentant pour se dessins pleins de créativité et d'application, ainsi l'enfant aurait sans doute retrouvé sa confiance en lui et dans les adultes, ce qui l'aurait motivé pour apprendre avec un peu plus d'entrain les matières qui lui semblaient plus rébarbatives, comme les tables de multiplications et autres subtilités mathématiques...

S'il vous plaît : n'achetez pas pour un enfant de vêtement qui pourrait le ridiculiser, ou qui en raison d'une phrase négative influencerait son comportement et par là même son avenir.


Thursday, October 30, 2008

Incivilités : une voiture stationne devant votre garage, que faites-vous ?



Mon coup de gueule ce matin ira pour tous ceux qui stationnent égoïstement au mépris de ceux qu'ils gênent.
En l'occurence, il s'agit d'un anonyme qui a stationné sa voiture devant notre garage cette nuit, nous empêchant ainsi de sortir notre voiture ce matin quand il fallait aller au travail.


Nous habitons un quartier d'immeubles où certes les places de stationnement n'avaient pas été prévues en quantité suffisante au moment de la construction du quartier (milieu des années 70). Tous les habitants se débrouillent de leur mieux pour stationner, lorsque les places "normales" de stationnement sont occupées (devant les entrées d'immeubles malgré les panneaux d'interdiction de stationner, sur les pelouses, sur un ancien terrain de basket reconverti en place déserte, etc.). Il arrive aussi que les gens soient plus ou moins obligés de stationner devant les garages (bien trop peu nombreux eux aussi) situés à côté des entrées d'immeubles.
Donc il arrive assez fréquemment qu'un véhicule soit devant notre entrée de garage, mais la plupart du temps c'est juste en bordure de la porte du garage, et nous pouvons donc ouvrir le garage pour entrer ou sortir notre véhicule. Sinon, il y a aussi une entente tacite avec un sympathique voisin qui ne ferme pas sa voiture à clé afin que nous puissions la pousser de quelques centimètres s'il gêne, avec lui il n'y a pas de problème du tout...

Mais voilà, ce matin je devais conduire ma fille à un petit boulot de quelques heures qu'elle avait trouvé : un intérim pour un inventaire commençant à 5h45 à quelques kilomètres de chez nous. Et "damned !", un véhicule inconnu devant notre garage... Impossible de l'ouvrir... Impossible de savoir à qui il était... Que faire ?

J'ai donc réveillé tout l'immeuble en sonnant chez tous les locataires des deux entrées situées près du garage... Imaginez une sonnerie qui vous tire du lit à 5h35, vous apprécieriez aussi, n'est-ce pas ?... Malgré toutes mes excuses auprès des gens que je dérangeais ainsi, je me suis donc fait copieusement enguirlander par certains locataires mal réveillés... Personne ne savait à qui était ce maudit véhicule (une 405 Peugeot noire... vais-je aussi vous donner le numéro d'immatriculation ? lol... ok : le numéro finit par VL 68, je n'en dirai pas plus ici... )... Que faire ?... "Prévenez les gendarmes au lieu d'emmerder tout le monde !!!"... Oui, sans doute, mais cela aurait changé quoi pour le boulot de ma fille ? Que dalle ! Ce n'est pas les gendarmes qui l'auraient conduite bosser, non mais !!!!!... Pour cette fois, il était de toute façon trop tard.

Heureusement, mon fils habite la même ville que nous... Nous l'avons appelé, mais entre temps il était déjà 5h45, l'heure où ma fille aurait dû être sur place pour l'inventaire ! Enfin bref, lui aussi est sorti du lit en catastrophe et a conduit sa soeur (en retard) au boulot... Pour l'instant je ne sais même pas encore si le retard n'a pas été préjudiciable à sa possibilité d'effectuer quelques heures de travail, à une époque où chaque petit boulot est une manne providentielle...

De mon côté, j'ai posé un mot sous l'essuie-glace du véhicule qui est encore devant notre garage à l'heure actuelle : "La prochaine fois que cette voiture est devant notre garage, nous appelons les gendarmes".

Voilà, c'est une journée qui commence bien, sous la pluie et dans l'énervement, à cause d'un conducteur égoïste


Wednesday, October 10, 2007

Télévision : nuisible aux tout-petits




TV : Les tout petits sont une cible  

Les diffuseurs proposent désormais des chaînes de télévision spécifiquement conçues pour les tout petits mais les professionnels de la petite enfance doutent de l’intérêt de ces programmes, qui servent surtout, selon eux, à donner « bonne conscience » aux parents.

BabyFirst arrive en France le 16 octobre, dans le pack famille de CanalSat. Destinée aux petits de six mois à trois ans, elle diffusera des émissions courtes, sans publicité. Une autre chaîne pour les moins de trois ans, BabyTV, émet depuis deux ans, avec elle aussi des programmes brefs et sans publicité. Les enfants de moins de sept ans peuvent également regarder les chaînes Piwi et Tiji.

« Ne soyons pas naïfs, les parents mettent leur bébé devant la télévision », déclare Michael Stora, psychanalyste et auteur de Les écrans, ça rend accro… (Hachette). Avant l’âge de trois ans, « un enfant n’a pas accès forcément à tout ce qui est de l’ordre de la narration » et les émissions composées de jolies images avec de la musique douce de BabyTV par exemple « ne sont pas d’une grande qualité mais ils sont très rassurants », ajoute-t-il.

« Le danger n’est pas de créer une chaîne spécifique aux tout petits mais de donner bonne conscience aux parents » et « d’augmenter alors le temps passé devant la télévision », note-t-il. Or il faut savoir laisser les enfants « s’ennuyer », prévient le psychanalyste.

« Les bébés vont regarder ces chaînes en plus de ce qu’ils regardaient avec les parents », renchérit le psychiatre Serge Tisseron, auteur de Manuel à l’usage des parents dont les enfants regardent trop la télé (Bayard). La télévision « vient malheureusement à la place des jeux traditionnels parce qu’une journée ne comporte que 24 h ».

Les jeux traditionnels sont indispensables au bon développement d’un tout petit, rappelle M. Tisseron. « Son monde intérieur ne peut se développer que dans "l’interactivité physique"», souligne le psychiatre. Il faut qu’un bébé touche, expérimente, « empile des bûchettes jusqu’à ce qu’elles tombent, c’est ainsi qu’il construit son rapport au monde » et non pas en regardant des images défiler, déclare-t-il.

Serge Tisseron craint que ces chaînes deviennent un nouveau moyen « pour endormir les bébés ». « Le coucher est un moment difficile, le petit pleure et crie souvent. Mettez-le devant un programme pour enfants et il s’endormira ». Mais « le risque est de fabriquer une génération pour qui la télévision sera une présence rassurante permanente ».

Selon une étude réalisée en 2006 aux États-Unis, 40 % des bébés américains de moins de trois mois et 90 % des enfants de deux ans regardent régulièrement la télévision. Or la télévision avant deux ans et demi est néfaste pour le développement cérébral de l’enfant.
 
(source : Journal L'Alsace du 10/10/2007 0http://www.alsapresse.com/)
 
(illustration : la télévision a le défaut de nuire aux autres jeux)

Tuesday, August 09, 2005

Les dix commandements d'un enfant !

 



Les 10 commandements d'un enfant !


Pour toi, maman...

Pour toi, papa...


1. Mes mains sont petites ; ne vous attendez
donc pas à la perfection quand je fais mon lit,
quand je dessine ou que j'envoie un ballon.
Mes jambes sont courtes; ralentissez pour que
je puisse vous suivre.

2. Mes yeux n'ont pas vu le monde comme vous;
laissez-moi l'explorer en toute sécurité,
mais sans interdit inutile.

3. Il y aura toujours des choses à faire à la maison,
mais moi je ne suis jeune que pour quelques années.
Prenez le temps de m'expliquer
les choses, avec patience et bonne volonté.
Ce monde semble si merveilleux!

4. Je suis fragile, même si je ne le montre pas.
Soyez sensible à mes besoins, à ce que je ressens.
Ne vous moquez pas de moi sans arrêt.
Traitez-moi comme vous aimeriez être traité ou,
mieux, comme vous
auriez aimé être traité quand vous aviez mon âge.

5. Je suis un cadeau de la nature; traitez-moi
s'il vous plait comme tel.
Je suis responsable de mes actions, mais c'est vous
qui me donnez l'exemple et convenez avec moi de règles,
avec amour.

6. J'ai besoin de vos encouragements pour grandir.
Mettez la pédale douce pour les critiques.
Souvenez-vous : vous pouvez critiquer
ce que je fais sans me critiquer, moi.

7. Donnez-moi le droit de prendre des décisions
moi-même. Autorisez-moi à expérimenter l'échec,
pour que j'apprenne de mes erreurs. De cette
façon, je serai prêt à prendre plus tard les décisions
que la vie me demandera de prendre.

8. S'il vous plaît, cessez de me comparer. Je suis unique.
Si vous avez des attentes trop fortes pour moi,
je ne me sentirai pas à la
hauteur, et cela minera ma confiance en moi.
Je sais que c'est difficile, mais ne me comparez
pas à ma soeur ou à mon frère.

9. N'ayez pas peur de partir ensemble pour un week-end.
Les enfants ont eux aussi besoin de vacances,
sans leurs parents, tout comme les parents
ont besoin de vacances sans leurs enfants.
En plus, c'est une façon de nous montrer combien
votre relation est forte et combien vous vous aimez.

10.Apprenez-moi la méditation ou la prière.
Montrez-moi l'exemple en vous recueillant vous aussi.
J'ai besoin moi aussi d'une dimension intérieure.


(trouvé sur le Net)