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Friday, May 01, 2015

Mon journal : 1er mai, nostalgie


De son vivant, Papa allait chaque 1er mai chercher du muguet en forêt pour l'offrir à Maman.
Il en offrait aussi aussi un brin à leur voisine Josiane.
Maintenant je ne sais pas si la voisine reçoit encore du muguet en ce jour. Et moi j'ai mis du muguet près des photos de mes parents, en souvenir...
 

Clementia– nostalgique.


Wednesday, November 13, 2013

Grèves à cause des rythmes scolaires : mon coup de gueule du jour



Aujourd'hui les parents font grève contre les nouveaux rythmes scolaires. Quel bon exemple ils donnent à leurs enfants, que celui de la désobéissance et de la grogne dès que quelque chose ne leur convient pas ! Qu'ensuite, les parents ne s'étonnent plus si leurs enfants râlent et désobéissent à leur tour...

D
epuis la rentrée de septembre 2013, dans les villes de France où sont appliqués les nouveaux horaires, les chers petits bouts de choux seraient fatigués !

Or, de nos jours, dans la plupart des cas, ce n'est pas l'école qui fatigue les élèves, ni ses horaires quels qu'ils puissent être : c'est l'emploi du temps hors école et surtout l'usage intensif des consoles de jeux et autres écrans !!! Pour une bonne santé physique et psychique, un adulte devrait avoir huit heures de sommeil chaque nuit, pour un enfant ses besoins physiologiques sont même de dix heures par nuit... Voilà donc ce qu'il faut changer dans les habitudes des familles et des enfants.
N'oublions pas : de nos jours dans le monde, il y a énormément d'enfants qui ne bénéficient même pas du droit à l'école, du droit au savoir. Et en France, on ose se plaindre, on ose faire grève pour une question de commodité et de convenance des parents !
Quelle honte...


Et pour parler aussi de la scolarité d'un autre temps : au début du XXème siècle lorsque nos parents et grands-parents (et même arrière-grands-parents pour certains des lecteurs de mon blog) allaient en classe, ce n'était pas l'époque des horaires "à la carte", ni les grèves à cause des rythmes scolaires ! La scolarité s'arrêtait en général après le Certificat d'études (soit à peu près à l'âge de douze ans), et les enfants allaient travailler (et il n'était pas non plus question de semaine des 35 heures, de RTT, et autres avantages dont bénéficient aujourd'hui les travailleurs !).
Si seulement nos enfants et petits-enfants réfléchissaient aux conditions de vie des gens au début du siècle passé !
Un exemple précis pour illustrer mon propos (mais dans quasiment chaque famille de France c'était comme ça il y a environ quatre-vingt ans) :

Mon père, né en 1924, était très bon élève dans la petite école de son enfance entre Drôme et Ardèche (bien qu'il ait aussi souvent eu la responsabilité de garder les chèvres dans son village). Son instituteur l'aurait bien vu devenir enseignant à son tour. Malheureusement, mon père était l'avant-dernier enfant d'une famille très nombreuse... Après le certificat d'études (donc, je crois, à l'âge de douze ans) il fallait donc qu'il aille travailler comme ses frères aînés en tant que journalier chez des agriculteurs, puis très jeune à l'usine.
Ensuite vint le service militaire, puis la période de la guerre où il prit le maquis dans le Vercors et devint un résistant avant de faire partie de l'Armée de Libération qui vint délivrer l'Alsace. Puis il fut militaire de carrière (simple brigadier-chef, pour avoir changé d'arme : la Marine au début de la guerre, et l'Armée de Terre après-guerre).
Après seize années d'armée, devenu retraité de l'armée, il fit le Concours des Postes et devint facteur.
Si la vie ne lui a pas permis de devenir instituteur, il aimait cependant toujours beaucoup lire, et écrivait avec très très peu de fautes de français bien qu'ayant seulement obtenu le Certificat d'Etudes. Il était très calé en Histoire et en Géographie et cherchait souvent à m'apprendre tout ce qu'il savait. toute sa vie, il a aimé lire et s'instruire, encore et toujours. Il achetait beaucoup de livres et d'encyclopédies, car il voulait que ses descendants travaillent bien en classe pour arriver à avoir une situation meilleurs que celle qui fut la sienne.

Lorsque adolescente j'ai eu mon premier magnétophone à cassettes et que je lui ai proposé de l'enregistrer, il a tenu à enregistrer pour la postérité un texte qui lui restait en souvenir de sa scolarité : la fable du Laboureur et ses enfants, de Jean de La Fontaine, que je reproduis ci-dessous en mettant en gras ce que mon père a certainement voulu nous laisser comme "héritage spirituel" :

Le Laboureur et ses Enfants

Travaillez, prenez de la peine :
C'est le fonds qui manque le moins.

Un riche laboureur, sentant sa mort prochaine,
Fit venir ses enfants, leur parla sans témoins.
Gardez-vous, leur dit-il, de vendre l'héritage
Que nous ont laissé nos parents.
Un trésor est caché dedans.
Je n'en sais point l'endroit, mais un peu de courage
Vous le fera trouver, vous en viendrez à bout.
Remuez votre champ dès qu'on aura fait l'août.
Creusez, fouillez, bêchez, ne laissez nulle place
Où la main ne passe et repasse.
Le père mort, les fils vous retournent le champ
De ci, de là, partout ; si bien qu'au bout de l'an
Il en rapporta davantage.
D'argent, point de caché. Mais le père fut sage
De leur montrer avant sa mort
Que le travail est un trésor.

Saturday, August 17, 2013

En mémoire de mes parents...

Mariage de mes parents - octobre 1955


Cela fait 7 semaines déjà que ma maman est partie à son tour rejoindre les anges qui veillent sur nous et pourtant cela me semble toujours aussi irréel.

A chaque fois que le téléphone sonne, il y a un moment de flottement avant que je me rende compte que cela ne peut pas être elle qui appelle. 
Souvent, aussi, il y a des choses dont je voudrais lui parler, et puis je me rends compte que je ne pourrai pas car elle n'est plus là...

Alors que je suis dans cet état d'esprit, le monde continue de tourner (tant bien que mal, et plutôt mal que bien), et il faudrait même penser à faire la fête ('Show must go on !') - ce n'est vraiment pas facile... 

J'aurais besoin de pouvoir me ressourcer : c'est un peu comme si ma vie actuelle était une sorte de puzzle aux pièces éparses que je dois d'abord rassembler pour continuer d'avancer... 

Il faudrait que je reste forte pour les autres ? Mais les autres, m'aident-ils dans ces moments difficiles ?...


in memoriam Silvie Garayt, née Klein (7 juin 1927 - 28 juin 2013) et Aimé Garayt (3 juillet 1924 - 23 juillet 1999)   

Tuesday, July 24, 2012

Des nouvelles de Clementia Garayt, auteur et poétesse


En ce moment, je consacre un peu moins de temps à l'écriture, mais le troisième recueil de mes poèmes prend forme : je pense encore juste ajouter quelques nouveaux poèmes, et il sera quasiment prêt.

Par contre, mon été est consacré aux mémoires de mes parents : 

1) je mets la dernière main au futur livre de ma mère qui raconte ses jeunes années d'une plume très vivante et riche de notre culture particulière à l'Alsace : des mots de dialecte alsacien, ainsi que des expressions allemandes, sans oublier bien évidemment notre chère langue française dans laquelle cet ouvrage est rédigé. Il me reste à voir avec ma mère quelles photos et illustrations ajouter à son texte, et ensuite voir avec mes amis d'Auxilivre pour les modalités d'édition.

2) quant aux "carnets de route" de mon père, qu'il a écrits durant toutes ses années de vie militaire (de la 2nde Guerre mondiale jusqu'au milieu des années 50), il me reste à terminer la mise en forme du texte, et à voir là aussi par quelles photos agrémenter son récit. Dommage qu'il ne soit plus de ce monde (hier 23 juillet, c'était le treizième anniversaire de son décès). J'espère qu'il me guidera encore, pour que ce futur livre soit vraiment le bel hommage que je veux lui rendre.

Tuesday, February 01, 2011

Scandaleux : comment rater l'éducation d'un enfant en lui faisant porter un vêtement humiliant



La semaine passée, alors que je musardais au rayon "vêtements enfant"du supermarché où je vais le plus souvent faire mes courses, j'ai été particulièrement choquée par un sweat-shirt qui fait partie d'une nouvelle collection de vêtements pour enfants décorée de personnages de la série"Les Bonshommes et les Dames".
En effet, si plusieurs autres vêtements de la gamme représentent des personnages qui me semblent plus anodins, tel Monsieur Costaud dont l'aspect carré donne une impression d'heureuse stabilité, ou même Monsieur Malchance dont le bandage autour de la tête ne cache pas son sourire, il n'en est pas de même pour ce pauvre Monsieur Mal Elevé qui en plus d'un air renfrogné sous ses oreilles cachées par des écouteurs le renfermant dans sa solitude porte en commentaire "Je n'écoute pas"... 
(voir photo du haut)
 
Si ce pauvre Monsieur Mal Elevé vous fait sourire, je peux vous assurer qu'il n'en est pas de même pour moi. En effet, je trouve ce sweat-shirt encore plus humiliant et anti-éducatif que tous les bonnets d'ânes dont on affublait les mauvais élèves au temps de nos grands-parents (ou même de nos arrière grands-parents, maintenant...). J'imagine déjà les moqueries des camarades d'école (du moins, les camarades d'école qui savent lire...), ou plus grave encore les remarques du personnel enseignant qui croiraient spirituel de relever que la phrase du sweat-shirt dit la vérité pour l'enfant qui le porte... 
L'humiliation a-t-elle une valeur éducative ? Selon moi il n'en est rien, je pense même que c'est tout le contraire : si on ne fait pas l'effort de comprendre l'enfant et si on ne cherche pas à connaître les vraies raisons qui l'empêchent de suivre les règles de vie en société et d'adopter le comportement d'un "bon" élève qui s'applique dans son travail afin de progresser, si on l'humilie plutôt que de l'aider de manière positive et constructif en le félicitant lorsqu'il fait des efforts aussi minimes soient-ils, l'enfant (l'adulte ensuite) s'empêtrera dans ce rôle de cancre ou d'élément perturbateur qu'on lui attribue, et il sera pour lui de plus en plus difficile de se débarrasser de cette étiquette négative que les adultes lui auront collée dessus.
 
Ce sweat-shirt me rappelle aussi un autre vêtement du même genre, qu'une grand-mère avait offert à un petit-enfant de mon entourage il y a de cela un peu moins d'une trentaine d'années. Ce petit garçon qui avait du mal à apprendre ses tables de multiplications avait reçu un tee-shirt sur lequel des personnages de la bande dessinée Charlie Brown se faisaient face, l'un des personnages apostrophant un autre avec une bulle dans laquelle était écrit "Incapable !"
(voir photo du bas)
 
Etait-ce une façon de donner toutes ses chances dans la vie, à ce petit garçon, que de coller sur lui cette étiquette tellement humiliante ? N'aurait-il pas plutôt fallu l'encourager, par exemple en le complimentant pour se dessins pleins de créativité et d'application, ainsi l'enfant aurait sans doute retrouvé sa confiance en lui et dans les adultes, ce qui l'aurait motivé pour apprendre avec un peu plus d'entrain les matières qui lui semblaient plus rébarbatives, comme les tables de multiplications et autres subtilités mathématiques...

S'il vous plaît : n'achetez pas pour un enfant de vêtement qui pourrait le ridiculiser, ou qui en raison d'une phrase négative influencerait son comportement et par là même son avenir.


Tuesday, August 09, 2005

Les dix commandements d'un enfant !

 



Les 10 commandements d'un enfant !


Pour toi, maman...

Pour toi, papa...


1. Mes mains sont petites ; ne vous attendez
donc pas à la perfection quand je fais mon lit,
quand je dessine ou que j'envoie un ballon.
Mes jambes sont courtes; ralentissez pour que
je puisse vous suivre.

2. Mes yeux n'ont pas vu le monde comme vous;
laissez-moi l'explorer en toute sécurité,
mais sans interdit inutile.

3. Il y aura toujours des choses à faire à la maison,
mais moi je ne suis jeune que pour quelques années.
Prenez le temps de m'expliquer
les choses, avec patience et bonne volonté.
Ce monde semble si merveilleux!

4. Je suis fragile, même si je ne le montre pas.
Soyez sensible à mes besoins, à ce que je ressens.
Ne vous moquez pas de moi sans arrêt.
Traitez-moi comme vous aimeriez être traité ou,
mieux, comme vous
auriez aimé être traité quand vous aviez mon âge.

5. Je suis un cadeau de la nature; traitez-moi
s'il vous plait comme tel.
Je suis responsable de mes actions, mais c'est vous
qui me donnez l'exemple et convenez avec moi de règles,
avec amour.

6. J'ai besoin de vos encouragements pour grandir.
Mettez la pédale douce pour les critiques.
Souvenez-vous : vous pouvez critiquer
ce que je fais sans me critiquer, moi.

7. Donnez-moi le droit de prendre des décisions
moi-même. Autorisez-moi à expérimenter l'échec,
pour que j'apprenne de mes erreurs. De cette
façon, je serai prêt à prendre plus tard les décisions
que la vie me demandera de prendre.

8. S'il vous plaît, cessez de me comparer. Je suis unique.
Si vous avez des attentes trop fortes pour moi,
je ne me sentirai pas à la
hauteur, et cela minera ma confiance en moi.
Je sais que c'est difficile, mais ne me comparez
pas à ma soeur ou à mon frère.

9. N'ayez pas peur de partir ensemble pour un week-end.
Les enfants ont eux aussi besoin de vacances,
sans leurs parents, tout comme les parents
ont besoin de vacances sans leurs enfants.
En plus, c'est une façon de nous montrer combien
votre relation est forte et combien vous vous aimez.

10.Apprenez-moi la méditation ou la prière.
Montrez-moi l'exemple en vous recueillant vous aussi.
J'ai besoin moi aussi d'une dimension intérieure.


(trouvé sur le Net)