Monday, November 08, 2010

Saturday, November 06, 2010

ça y est ! mon premier livre est paru !



Youpi ça y est ! Mon livre "Une histoire d'amour de Clementia" est paru !


Disponible sur Internet http://auxilivre.fr/


et ce week-end au

5ème Salon du Livre des Auteurs Régionaux à Sélestat

(les 6 & 7 Novembre 2010 - Salle Sainte-Barbe, 4 rue de la Poste, 9700 Sélestat)


Pour ma part, j'y serai l'après-midi du dimanche 7 novembre, et j'espère avoir le plaisir de vous y rencontrer...

Thursday, November 04, 2010

Poème de Clementia : Ne vaut-il pas mieux être mort qu'esclave (version complète)




Ne vaut-il pas mieux être mort qu’esclave


« Liewer tod as sklaw – plutôt mort qu’esclave »
(devise de la ville de Guebwiller)

« Potiam mori quam foedari – plutôt mort que failli »
(devise de la Duchesse Anne de Bretagne)


Comme un poisson rouge à la morne vie ennuyeuse,
Je me heurte aux froides parois glauques et glacées
Du monde immonde qui est pour moi un aquarium.
Routine sans issue dans le carcan de béton,
Quotidiennes corvées à l’infini répétées…
Je nage entre schizophrénie et misanthropie :
Celle que je suis et celle que je voudrais être
Ne peuvent pas s’accepter et n’aiment plus personne.
Pourtant il faut continuer dans le mortel ennui
De ma vie compliquée dont je ne vois pas l’issue,
Cet étouffant carcan où je ne puis être moi.
Et me revient alors en mémoire la devise
De la ville où j’ai grandi, «  Vivre libre ou mourir ».
Le poisson rouge de mon enfance se jetait
Hors de sa triste prison à chaque pleine lune.
Nous le sauvions à temps, mais l’image m’est restée.
Maintenant je tourne sans espoir dans cette vie,
Solitaire comme en un bocal trop limité,
Et j’ai tellement besoin d’espaces infinis,
De ciel bleu et d’air pur comme dans mes rêveries.

Pour moi chanter toujours c’était comme respirer.
Maintenant comme un pinson dans sa cage rouillée
Je suis envahie par une profonde apathie
Et près de celui qui s’écoute parler,
De ce prétentieux qui veut toujours avoir raison,
Je me sens bien idiote et mes mots se sont taris.
Le pinson devient poisson plus muet qu’une carpe.
Les murs inhumains de la grise tour de béton
Sont pires que les barreaux d’une cage rouillée,
C’est une tour sombre où n’entre pas le soleil.
On me fait croire souvent que je suis inutile
Et on m’a même déjà traitée de parasite.
Alors je me sens parfois un peu comme un boulet
Ou un objet sans âme qui traînerait par là.
Mais c’est surtout cette vie qui est comme un boulet,
Dans ce monde bien triste où je ne fais que survivre,
Comme emprisonnée, sans joies, sans espoir et sans but,
Trop loin de la Nature, sans aucune liberté.

Avant, les livres étaient toujours mes plus grands amis,
Mais depuis que le soleil me manque ma vue baisse,
Et la lecture ne m’offre plus aussi souvent,
Par sa magie, le doux réconfort et l’évasion,
Et une fenêtre sur le monde se referme.
Il y eut un temps où la maison retentissait
De rires d’enfants, du charivari de leurs jeux.
Ils sont partis, abandonnant autos et poupées...
Jouets et livres attendent maintenant, comme moi,
Les petits-enfants qui animeraient la maison.


06 février 2006 – 03 novembre 2010


(note : au moment de sa création, j'avais déjà publié sur ce blog le premier jet de ce poème , que vous pouvez lire en cliquant ici )


Sunday, October 31, 2010

"Jour des morts" - poème de Clementia


JOUR DES MORTS


Laissez fleurs et couronnes

Vos regrets et vos pleurs

Vos plaques souvenirs

Tout votre tralala

Je n’en ai pas besoin

Là où je suis allé

Car je suis dans la paix


J’ai délaissé le monde

Espace de douleurs

Avec tous ses désirs

Qu’on m’ait aimé ou pas

N’est plus bien important

Maintenant c’est passé

Et je suis dans la paix.


© Clementia

2 novembre 2005


Sunday, October 17, 2010

Être un exemple, citation de Clementia Garayt (unepenseeparjour)


En quoi serais-je meilleure que les autres, pour avoir la prétention de vouloir les faire grandir ?

Ne serait-ce pas plutôt les autres qui me donnent la possibilité de grandir à leur contact ?

Clementia Garayt (pensée du 18/10/2010)

Monday, June 14, 2010

Un poème de Clementia : Le coureur


Le coureur


Tu cours avant que la vie ne te rattrape
Les yeux fixés plus loin que le lointain horizon
Tu files en avant dans ta course éperdue
Tu ne sais plus ce que tu fuis
Tu ne sais pas vers quoi tu vas
Tu te laisses emporter
Par la cadence de tes pas
Au rythme effréné
De tes foulées
Déjantées

Tu fuis ce qui dans ta vie est compliqué
Toutes ces chaînes que tu t’es forgées
Contre lesquelles tu te débats
Et dont tu voudrais tant te libérer
Emporté par tes désirs
Inassouvis
Tu te sens incompris
Tu as voulu transformer
Ton petit monde limité
Par des mensonges pour le dépasser
Mais c’est devenu tellement plus compliqué
Que tu te sens vraiment dépassé

Tu fuis droit devant toi
Sans plus savoir où tu vas
Mais viendra le moment
Où épuisé
Tu devras t’arrêter
Quand tu auras constaté
Que tu n’as trompé que toi
Tu voudras retourner sur tes pas
Remonter le temps
Mais sauras-tu retrouver l’endroit
Où les chemins ont bifurqué
Le croisement où tu avais
Encore la liberté
De décider
Quand tu avais le choix
Entre mensonges et vérité
Là où tu t’étais
Laissé t’emporter
Par l’égoïsme qui t’aveuglait

Mais tu files si vite dans cette course éperdue
Tes yeux fixés plus loin que le lointain horizon
Arrête tes pas car la vie te rattrape
Il faudra bientôt rendre des comptes
Réfléchis tant qu’il est encore temps
Au lieu de te laisser emporter
Ecoute
Arrête-toi


24 mai 2010

Wednesday, April 14, 2010

In This Deep Darkest Night


In This Deep Darkest Night


In this deep darkest night

I shout my suffering

I am too lonely

Why did you leave me so

I need a reconfort

But still my heart is cold

I remember the days

We were in tenderness

Flying over rainbows

And now I’m asking why

This sweet time was fleeting

It was such a deep love

But still alone I stay

In nights of insomnia

Rainbows are now vanish’d

And the ground is too grey

©Clementia

04/14/2008 – 04/15/2010

Monday, March 15, 2010

Un poème de Clementia : Songe



Songe


L’autre nuit un chanteur
Idole en notre temps
Est venu dans mon rêve
Il rangeait au logis
La chambre de ma fille
Cet antre adolescent
Où règne son image

Décrochant les affiches
Pliées en une pile
Ça faisait place nette
Il était comme un elfe
Jouant tel un enfant

Il faut mettre de l’ordre
Oublier les idoles
Chasser les apparences
Retrouver l’insouciance
Et le cœur d’un enfant


Ce matin c’est un Maître
D’une grande sagesse
Qui visita mon songe
Pour aller avec Lui
Je me suis déchaussée
Et nous avons marché
Tous deux vêtus de blanc

Pendant qu’Il me guidait
Descendant la montagne
Nous devisions ensemble
Comme de vieux amis
Qui s’étaient retrouvés

Comme nous arrivions
Dans les rues de la ville
Il me dit Son combat
Depuis quelques années
Contre une maladie
Qu’on nomme pernicieuse
A laquelle Il résiste


Ensuite Il m’a laissée
Pour rejoindre les Siens
Sa main serrant la mienne
Un baiser fraternel
Et ces mots : à bientôt
Puis Son pas qui s’éloigne
Mais Il reste avec moi



15 mars 2010


Tuesday, February 02, 2010

Jane Birkin chante Serge Gainsbourg : Quoi



Cette belle chanson triste me trotte dans la tête depuis quelques jours..."Va savoir, va comprendre..."