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Tuesday, May 15, 2007

Maria, très belle chanson de Jean Ferrat


Maria


Paroles: Jean-Claude Massoulier -
 Musique: Jean Ferrat   1967  "Jean Ferrat - Vol.1 (1999)"



Maria avait deux enfants
Deux garçons dont elle était fière
Et c'était bien la même chair
Et c'était bien le même sang

Ils grandirent sur cette terre
Près de la Méditerrannée
Ils grandirent dans la lumière
Entre l'olive et l'oranger

C'est presque au jour de leurs vingt ans
Qu'éclata la guerre civile
On vit l'Espagne rouge de sang
Crier dans un monde immobile

Les deux garçons de Maria
N'étaient pas dans le même camp
N'étaient pas du même combat
L'un était rouge, et l'autre blanc

Qui des deux tira le premier
Le jour où les fusils parlèrent
Et lequel des deux s'est tué
Sur le corps tout chaud de son frère ?

On ne sait pas. Tout ce qu'on sait
C'est qu'on les retrouva ensemble
Le blanc et le rouge mêlés
A même les pierres et la cendre

Si vous lui parlez de la guerre
Si vous lui dites liberté
Elle vous montrera la pierre
Où ses enfants sont enterrés

Maria avait deux enfants
Deux garçons dont elle était fière
Et c'était bien la même chair
Et c'était bien le même sang. 


Thursday, April 19, 2007

Invocation universelle


Frères ! Soeurs !
Peuples de la Terre !

Puissions-nous nourrir tous les affamés,
guérir tous les souffrants,
libérer tous les enchaînés !
O Créateur de l'Univers, c'est de Toi que nous implorons pour cela la Force et la Puissance.

Puissions-nous vivre ensemble en Paix et en Liberté !
Puissions-nous nous comprendre et, malgré nos différences, nous estimer mutuellement et aimer les uns les autres !
Puissions-nous penser et agir de manière juste et altruiste.

Que tous les puissants de ce monde soient éclairés par la Lumière de la Sagesse !

Vienne la Paix sur terre !

Vienne la Lumière dans le coeur des hommes !  

- anonyme -


Wednesday, April 04, 2007

Enfants (Khalil Gibran)



Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit : 
Parlez-nous des Enfants.

Et il dit : Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à elle-même,
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.
Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter,
pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d'être comme eux,
mais ne tentez pas de les faire comme vous.
Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s'attarde avec hier.
Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.
L'Archer voit le but sur le chemin de l'infini, et Il vous tend de Sa puissance
pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.
Que votre tension par la main de l'Archer soit pour la joie ;
Car de même qu'Il aime la flèche qui vole, Il aime l'arc qui est stable.


(Khalil Gibran, extrait du recueil de poèmes Le Prophète)


Tuesday, February 27, 2007

Les temps morts (poème)


Les Temps morts

Pour le silence blanc mort qui se passe
Tel l'ange rouge qui survole l'espace...  
Pendant ce temps qui suspend et s'efface
La Mémoire fuit sans laisser de trace !    
Que faire pendant ce temps mort..
D'ailleurs il ne devrait pas y avoir de temps morts
Chacun et chacune d'entre nous devrions profiter intensément
De ces moments pour nous ressourcer, nous promener,
Lire venir sur le net,
Vivre sereinement ces moments
Et non ruminer et déprimer..  
Ces temps morts comme nous les appelons
Sont des temps ou tout semble calme
On dirait que le temps s'arrête et pourtant nous sommes là
Et rien ne change, juste un peu de calme dans notre vie stressante de tous les jours..
Super les temps morts moi j'en profite pour faire du lèche vitrine ou voir des amis(e)
Nettoyer.. venir sur le net car je sais combien les messages sont appréciés
Pour moi le temps mort n'existe pas.. j'ai toujours à faire....  

(trouvé sur le groupe MSN Defoulement) 


Tuesday, February 20, 2007

Credo de la Paix


CREDO DE LA PAIX  

 Je suis coupable de guerre, quand j'exerce avec orgueil mon intelligence au détriment de mon semblable.

Je suis coupable de guerre, quand je dénature les opinions des autres qui diffèrent de la mienne.

Je suis coupable de guerre, quand je montre du mépris pour les droits et les biens d'autrui.

Je suis coupable de guerre, quand je convoite ce qu'un autre a honnêtement acquis.

Je suis coupable de guerre, quand je cherche a conserver ma supériorité de position en privant les autres de leur opportunité d'avancement.

Je suis coupable de guerre, si j'imagine que mes parents et moi nous sommes des privilégiés.

Je suis coupable de guerre, si je crois qu'un héritage me donne le droit de monopoliser les ressources de la nature.

Je suis coupable de guerre, quand je crois que d'autres gens doivent penser et vivre comme moi.

Je suis coupable de guerre, quand je fais dépendre le succès dans la vie du seul pouvoir de la réputation et des richesses.

Je suis coupable de guerre, quand je pense qu'il faut régler les pensées des gens par la force plutôt que par la raison.

Je suis coupable de guerre, quand je crois que le Dieu que je conçois est celui que les autres doivent accepter.

Je suis coupable de guerre, quand je pense que le pays natal d'un homme doit nécessairement être le lieu de son gagne-pain.  

(auteur anonyme) 


Wednesday, February 14, 2007

Ecoute...


Ecoute cet air
Imagine une colombe en plein air.
Laisse-toi emporter
Tu pourras aimer.

Ecoute ce violon
Oublie les canons.
Laisse-toi enlacer
Tu seras moins peiné.

Ecoute cette guitare
N'abaisse pas ton regard
Laisse aller ton sourire
Rien n'est meilleur pour moins souffrir.

Ecoute cette trompette
Elle te répète
Que tous les humains
Ont besoin de câlins.

Ecoute la batterie
On a tous envie du jour
On a tous envie d'amour.

(Alain)


Monday, February 05, 2007

Je me fais le relais de cette campagne


Cette lumière est celle qui guidera 
tous ceux qui cherchent le chemin de la paix, 
de l'amour et de la sérénité. 
Prenez-la et placez-la sur votre page.
Ainsi, elle voyagera d'un endroit à l'autre 
et illuminera le monde avec espoir. 
Elle a déjà parcouru bien des distances 
pour se rendre jusqu'ici, 
permettez-lui de continuer son périple

Sunday, December 03, 2006

Quand les hommes vivront d'amour


Quand les hommes vivront d'Amour



Quand les hommes vivront d'Amour
Il n'y aura plus de misère
Et commenceront les beaux jours
Mais nous nous serons morts, mon frère
  


Quand les hommes vivront d'Amour
Ce sera la paix sur la terre
Les soldats seront troubadours
Mais nous nous serons morts, mon frère


Dans la grande chaîne de la vie
Où il fallait que nous passions
Où il fallait que nous soyons
Nous aurons eu la mauvaise partie
 


Quand les hommes vivront d'Amour
Il n'y aura plus de misère
Et commenceront les beaux jours
Mais nous nous serons morts, mon frère


Mais quand les hommes vivront d'Amour
Qu'il n'y aura plus de misère
Peut-être songeront-ils un jour
À nous qui serons morts, mon frère


Nous qui aurons aux mauvais jours
Dans la haine et puis dans la guerre
Cherché la paix cherché l'Amour
Qu'ils connaîtront alors, mon frère


Dans la grande chaîne de la vie
Pour qu'il y ait un meilleur temps
IL faut toujours quelques perdants 
De la sagesse ici bas c'est le prix


Quand les hommes vivront d'Amour
Il n'y aura plus de misère
Et commenceront les beaux jours
Mais nous nous serons morts, mon frère
 

Wednesday, October 04, 2006

La hache


La Hache

Un jour, un bûcheron était occupé à couper une branche qui s'élevait au-dessus de la rivière. Soudain la hache lui échappa des mains et tomba dans la rivière. L'homme pleura si amèrement que Dieu lui apparût et lui demanda la raison de son désespoir.
Le bûcheron lui expliqua alors que sa hache était tombée dans la rivière et qu'étant fort pauvre, il n'avait pas les moyens de s'en acheter une autre. A sa grande surprise, il vit Dieu plonger dans la rivière et remonter une hache d'or à la main :
- Est-ce là ta hache, lui demanda-t-il ?
Le bûcheron lui répondit : "Non".
Aussitôt Dieu retourna dans l'eau et revint cette fois avec une hache en argent :
- Est-ce là ta hache, lui demanda-t-il à nouveau ?
A nouveau le bûcheron lui dit : "Non".
A la troisième tentative, Dieu revint avec une hache en fer, et lui demanda à nouveau :
- Est-ce là ta hache ?
- Oui, lui répondit cette fois le bûcheron.
Dieu, touché par l'honnêteté de l'homme, lui donna les trois haches. Le bûcheron rentra tout heureux à la maison.

Quelques jours plus tard, le bûcheron longeait la rivière en compagnie de son épouse. Soudain celle-ci glissa et tomba à l'eau. Comme l'homme se mettait à pleurer, Dieu lui apparût à nouveau et lui demanda la raison de son chagrin.
- Ma femme est tombée dans la rivière, lui répondit l'homme en sanglotant.

Alors Dieu plongea dans la rivière et réapparut avec Jennifer Lopez dans les bras :
- Est-ce là ta femme, lui demanda-t-il ?
- Oui, hurla l'homme sans hésiter !

Dieu, furieux, fustigea le bûcheron :
- Tu prends le risque de me mentir ? Tu oublies que je suis le Tout-Puissant et que je connais toute vérité.
Je devrais te damner pour ce mensonge !

Le bûcheron l'implora :
- S'il te plaît, Seigneur, pardonne-moi ! Comment aurais-je dû répondre ? Si j'avais dit non à Jennifer Lopez, la fois prochaine tu serais remonté avec Catherine Zeta-Jones. Si, à nouveau, j'avais dit non, tu serais revenu avec mon épouse et j'aurais dit oui. A ce moment-là, tu me les aurais données toutes les trois. Mais je suis pauvre et pas du tout en mesure de nourrir trois femmes.
Ce n'est que pour cette raison là que j'ai dit oui la première fois.

Dieu reconnut la sagesse du brave homme et lui rendit sa femme.

(transformée en Jennifer Lopez ?... ce n'est pas dit dans l'histoire, peut-être qu'elle est encore plus belle que les autres... sûrement à ses yeux !)

(source : "amourdelumiere)


Friday, September 29, 2006

Je sais dormir quand le vent souffle la nuit



 Voici un très beau texte qui fait réfléchir...

"Je sais dormir quand le vent souffle la nuit".

Un fermier, très mécontent du travail effectué par l'un de ses serviteurs s'en fut à la foire chercher un remplaçant. 
Il y rencontra un jeune homme, un peu gauche à l'air simple.
- Alors jeune homme, lui dit le fermier, quel est votre nom ?
- Jean, Monsieur.
- Et que faites-vous dans la vie ?
- Je travaille comme valet de ferme.
- Quelles sont vos aptitudes ?
- Avec tout le respect que je vous dois, Monsieur, je sais dormir quand le vent souffle la nuit.
- Pardon ?
- Oui, je sais dormir quand le vent souffle la nuit.
- Ma foi jeune homme, répondit le fermier, cela n'est guère une réponse. La plupart de mes gens font cela très bien.
Le fermier continua donc ses recherches, mais ne trouva personne.

Plusieurs fois, il revit Jean et chaque fois celui-ci lui donnait la même réponse étrange : «Je sais dormir quand le vent souffle la nuit».

Tard dans l'après-midi, le fermier prit sa décision. 
Trouvant que les yeux de Jean reflétaient l'honnêteté, il lui dit ceci : «Vous êtes certainement un drôle de numéro comme valet de ferme, mais je vous embauche. Nous verrons de quoi vous êtes capable.»

Jean travailla plusieurs semaines sans que l'on remarqua son travail. Ce qui n'est pas étonnant en soi car le travail bien fait passe souvent inaperçu. 
C'est seulement quand quelque chose ne tourne pas rond que l'on y prête attention.

Puis une nuit, le vent commença à chasser devant lui d'énormes nuages. Il prit sa force dans les collines, traversa la forêt avec beaucoup de fracas, martela les bâtiments et donna contre les meules de foin, hurlant dans les cheminées.
Lorsque le fermier entendit le vent, il se dressa sur son lit ; il connaissait bien ce vent là. 
Déjà plusieurs fois, celui-ci lui avait arraché les portes des étables, dispersé son foin et renversé ses poulaillers. 
Il appela Jean qui dormait au grenier. 
Il hurla plus fort que le vent, mais personne ne lui répondit. 
Enfin, à grandes enjambées il monta le secouer. «Jean ! Jean ! Lève-toi. 
La tempête va tout emporter.» Rien à faire, Jean dormait profondément. 

Il sortit seul dans la tourmente s'attendant déjà au pire.

Et bien non, au contraire ; 
il vit les portes de l'étable solidement barricadées, les chevaux liés, en sûreté, les fenêtres bloquées et le bétail sagement couché dans la crèche. 
Il trouva également les meules de foin bien arrimées par des bâches attachées par des grosses cordes fixées sur des pieux enfoncés profondément en terre. La porcherie était intacte et les poulaillers en place malgré la tempête qui sévissait avec rage.
Alors il éclata de rire. 
Il venait enfin de comprendre les paroles de Jean.
Le Maître nous a donné suffisamment de conseils nous permettant d'entrer dans son repos. Donc, heureux l'homme qui peut dire : 
"J'ai appris à dormir quand le vent souffle la nuit."

Auteur anonyme
Diffusé par "amourdelumiere"


Et vous ? Savez-vous dormir quand le vent souffle la nuit ?
Vos responsabilités sont-elles tenues ? 

Une belle méditation pour cette fin de semaine.

Sunday, September 24, 2006

Curiosités de la langue française


Curiosités de la langue française !

- On remercie un employé quand on n'est pas content de ses services.  

- On passe des nuits blanches quand on a des idées noires.  

- Pourquoi dit-on d'un pauvre malheureux ruiné qu'il est dans de beaux draps ?  

- Pourquoi, lorsque vous dites à quelqu'un : « Je ne partage pas votre avis », il peut répondre « Les avis sont partagés » ?  

- Pourquoi un bruit transpire-t-il avant d'avoir couru ?  

- Quand un homme se meurt, on dit qu'il s'éteint. Quand il est mort, on l'appelle « feu ».  

- Pourquoi lave-t-on une injure et essuie-t-on un affront ?  

- Pourquoi parle-t-on des quatre coins de la terre, puisque la terre est ronde ?  

- Comment distinguer le locataire du propriétaire lorsque ces deux personnes vous disent à la fois : « Je viens de louer un appartement » ?  

- Comment peut-on faire pour dormir sur les deux oreilles ?  

- Pourquoi appelle-t-on coup de grâce le coup qui tue ?  

- Pourquoi lorsque l'on veut avoir de l'argent devant soi, faut-il en mettre de côté ?  

- Le pot a des oreilles et nous disons : « sourd comme un pot ».  

- Pourquoi dit-on : « embarras de voitures » quand il y a trop de voitures, et « embarras d'argent » quand il n'y a pas assez d'argent ? 

(texte trouvé sur le Net)


Wednesday, May 03, 2006

Lettre à Dieu


 (trouvé sur le Net) 

nota : pour arriver à lire le texte dans de bonnes conditions, il est conseillé d'enregistrer d'abord l'image sur votre ordinateur, puis de l'agrandir (sur le blog, le format en Octets pour l'image est malheureusement limité)
Prochainement, je vous donnerai le lien vers un autre endroit sur le web, où je l'aurai enregistré à un format correct pour que vous puissiez lire cette magnifique chanson de révolte que Gérard Lenorman adressait à Dieu il y a déjà bien... une vingtaine d'années.


Sunday, April 30, 2006

Prière de la forêt


Prière de la forêt

Homme
Je suis la chaleur de ton foyer
 par les froides nuits d'hiver,
l'ombrage ami
 lorsque brûle le soleil d'été
Je suis la charpente de ta maison,
la planche de ta table.
Je suis le lit dans lequel tu dors
et le bois dont tu fais tes navires.
Je suis le manche de ta houe
et la porte de ton enclos.
je suis le bois de ton berceau
et de ton cercueil.
Ecoute ma prière :
ne me détruis pas

Thursday, April 27, 2006

Entre envie et besoin




Entre envie et besoin



Il ne faut pas confondre l'envie et le besoin de bouger. L'envie s'ordonne sourdement, elle hante les rêves nocturnes, les fantasmes éveillés. Elle est alimentée par les médias, la télévision, les émissions "people" ou des stratèges du changement, des professionnels de la volte-face viennent raconter leur méthode.
    
Nos choix, quelles que soient leurs orientations, professionnelles, amoureuses ou sociales, ne sont pas issus du hasard, d'une sorte de coup de pouce qui ferait basculer la roue du destin en fonction d'une simple poussée mécanique, pareille au jeu du loto : quel que soit le montant du chèque encaissé, il est évident que, dans ce cas de figure, le gain obtenu sera sans rapport avec ce que croit la personne, son histoire, ses projets et même sa force physique. En revanche, dans nos choix, tous nos choix, en apparence si spontanés, l'accidentel, le fortuit, le sort tiennent bien peu de place.
Notre inconscient nous mène par le bout du coeur et de la raison. Ce que les politiques appellent la "libre entreprise" et les psychanalystes le "choix d'objet" n'est qu'un leurre, un appeau, cet instrument avec lequel on imite le cri de certains oiseaux au moment de la chasse. Bref, c'est du faux dont, heureusement les "psys" (c'est leur emploi)  ne sont pas dupes. Pour eux, on peut échapper à la fatalité relationnelle, aux nécessités conjoncturelles, à condition d'admettre que ce qui nous arrive ne dépend pas seulement de l'extérieur ou de la destinée, mais d'un réseau complexe ou nos parents, mais aussi nos ancêtres, tous ceux qui nous ont précédés dans la fratrie, ont tissé la toile de ce qui constitue notre biographie aujourd'hui. Ce qu'on construit, on le fait parfois pour épater la galerie, notre famille, nos enfants, nos amis, nos relations, mais pas uniquement.
Notre cénacle intérieur tient aussi de la galerie de portraits, celle des ancêtres, qui balise, en douce, les chemins de notre avenir.
L'envie n'est parfois qu'une volition, un voeu pieux et nécessaire pour continuer à bien vivre, à faire des projets, à se réveiller en forme.
Le besoin, lui, s'ordonne comme une nécessité, réelle ou imaginaire. Il faut absolument quitter son entreprise pour échapper à une tâche monotone. Changer de partenaire ou de compagne parce qu'on a troqué ses lunettes roses du commencement de la passion pour des verres gris.
Derrière ces positions, envie ou besoin, se dessine le désir. Une drôle de bête, une entité psychique difficile à cerner, qui est gouvernée par un capitaine inconnu, l'inconscient.
Comment l'apprivoiser, mieux le connaitre, deviner ce qui se passe, en réalité, derrière le mal de dos récurrent, l'envie de dormir à 10 heures du matin quand on s'est couché la veille à 21h ?
Lorsqu'on oublie régulièrement ses rdv, qu'on perd son porte feuille ou ses clefs de façon systématique ?

La réponse se trouve dans un ouvrage de Freud, "Psychopathologie de la vie quotidienne". On y apprend que la plupart de nos gestes anodins, se gratter la tête ou se mordre l'index, décoller soigneusement le vernis à ongles qu'on vient de poser, tout, absolument tout, possède un sens.
La rencontre oubliée, le rendez-vous raté, l'objet égaré, le mot dit à la place d'un autre, toutes ces absences, ces manquements à ce qui était prévu, inscrit sur un agenda, parfois très longtemps à l'avance, ces trous de mémoire, ces lacunes, constituent des "actes manqués", selon la formule consacrée. Freud écrit : "A celui qui serait tenté de surestimer l'état de nos connaissances actuelles concernant la vie psychique, il n'y aurait qu'à rappeler l'ignorance ou nous sommes en ce qui concerne la fonction de la mémoire, pour lui donner une leçon de modestie. Aucune théorie psychologique n'a encore été capable de fournir une explication générale du phénomène fondamental du souvenir et de l'oublie ; (..) je puis indiquer d'avance le résultat uniforme que j'ai obtenu dans toute une série d'observations : j'ai trouvé notamment que dans tous les cas l'oubli était motivé par un sentiment désagréable". Et pour illustrer son propos, l'auteur rapporte le cas suivant, tiré de l'une de ses séances de psychanalyse.
"Un homme encore jeune me raconte : " Il y a quelques années, des malentendus se sont élevés dans mon ménage. Je trouvais ma femme trop froide, et nous vivions côte à côte, sans tendresse, ce qui ne m'empêchait d'ailleurs pas de reconnaître ses excellentes qualités. Un jour, revenant d'une promenade, elle m'apporta un livre qu'elle avait acheté, parce qu'elle croyait qu'il m'intéresserait. Je la remerciai de son "attention" et lui promis de livre le livre que je mis de côté. Mais il arriva que j'oubliais aussitôt l'endroit où je l'avais rangé. Des mois se passèrent pendant lesquels, me souvenant à plusieurs reprises du livre disparu, j'essayai de découvrir sa place, sans jamais y parvenir. Environ six mois plus tard, ma mère que j'aimais beaucoup tomba malade et ma femme quitta aussitôt la maison pour aller la soigner. L'état de la malade s'aggravant, ce fut pour ma femme l'occasion de révéler ses meilleures qualités. Un jour, je rentre à la maison enchanté de ma femme et plein de reconnaissance envers elle pour tout ce qu'elle avait fait. Je m'approchai de mon bureau, j'ouvris un tiroir sans aucune intention précise, mais avec une assurance toute somnambulique et le premier objet qui me tomba sous les yeux fut le livre égaré, resté si longtemps introuvable"
Objets mystérieusement égarés, omissions variées, comment devons-nous comprendre les lapsus, ces troubles de l'expression si fréquents qui consistent à exprimer exactrement le contraire de ce qu'on avait l'intention de dire ?

"Mon mari peut manger et boire ce que je veux", (au lieu de "ce qu'il veut"), affirme Martine, une jeune femme qui se reconnaît comme étant plutôt autoritaire.

Ou encore :" J'espère avoir désormais le plaisir de vous voir plus rarement", dira affectueusement Joseph à sa belle-mère, dont il juge la présente trop pesante.

Freud, dans un autre ouvrage, "Introduction à la psychanalyse", explique : "(...)les actes manqués ont un sens et indique les moyens de dégager ce sens d'après les circonstances qui accompagnent l'acte. "c'est à dire combien les négligences, les distractions, les inattentions constituent en fait un moyen d'expliquer "rationnellement" ce que nous tenons généralement pour les étourderies les plus anodines.

L'équivalent verbal du "je ne l'ai pas fait exprès" pour l'acte manqué et de "je l'avais sur le bout de la langue" pour le lapsus. Ceux à qui il est arrivé de dire "au revoir" à quelqu'un qui arrivait me comprendront. L'inconscient nous oblige en effet à exprimer tout bas, ce qui devait rester caché de tous, y compris et surtout de nous mêmes. Partant de là, l'acte manqué est, bien entendu, un acte réussi. La fameuse "langue qui fourche", la bizarrerie du comportement surgissent à point nommé pour attirer notre attention sur le désir. Un désir dont la part la plus mystérieuse et la plus sincère souffre de demeurer silencieuse. Mais ces dysfonctionnements d'origine psychique représentent aussi le plus sûr chemin pour accéder à nos vérités profondes.

(Trouvé sur le Net - Source : Livre : CHANGER SA VIE ... Il n'est jamais trop tard pour changer sa vie ...
Auteur : Luce JANIN - DEVILLARS)

Être porté par un haut Idéal, citation




Celui qui est réellement porté par un haut idéal ne se décourage jamais. La seule présence en lui de ce haut idéal qui le nourrit et qui le guide, le rend heureux. Il sait, il sent qu'il marche sur le bon chemin, que rien jamais n'entravera sa progression et cela lui suffit - même si, sur ce chemin, il lui arrive de faire des faux pas, ce qui est inévitable. Car il ne suffit pas de décider de marcher sur le bon chemin pour pouvoir s'y maintenir sans broncher. À la moindre erreur, à la moindre chute, beaucoup se lamentent : «Ah! je ne réussirai jamais, je suis stupide, incapable, faible, méprisable.» Ce sont là les réactions d'une fierté mal placée, d'un orgueil blessé.
Alors, même si vous commettez des erreurs, même si vous tombez, ne vous arrêtez pas, relevez-vous, et en avant, malgré les faiblesses, les chutes, les échecs et les faute
s.

- Omraam Mikhaël Aïvanhov -

Tuesday, April 18, 2006

Positive attitude : Comment survivre à un chagrin d'amour




Comment survivre à un chagrin d'amour

Faites le ménage

Commencez par supprimer toutes traces matérielles de l'individu, homme ou femme, qui vous a fait souffrir. Ce Petit Poucet a semé sur votre bout de chemin commun des cailloux qui vous ramèneront à lui : éliminez-les. Supprimez tous les objets qui vous feront brusquement penser à lui quand vous tomberez dessus par hasard, avec un coup de canif au cœur.
Effacez les textos sur votre portable, les e-mails sur votre ordinateur, les messages sur votre répondeur téléphonique (Ah ! La voix, le plus dur…), son numéro de téléphone dans votre agenda. Les lettres, les petits mots, les photos, brûlez-les (dans la cheminée ou sous le robinet de l'évier pour ne pas risquer de mettre le feu, il n'en vaut pas la peine !). Si vous préférez les garder pour vos vieux jours, rangez-les dans une boîte à la cave, hors de portée immédiate.
Eliminez également tout ce qui est lié à des moments de votre histoire : ce stylo offert pour un anniversaire, ce trèfle à quatre feuilles trouvé au cours d'une promenade en amoureux, ce disque que vous écoutiez ensemble.
Evitez de retourner sur les lieux chargés de souvenirs : le café de votre première rencontre, le restaurant où vous aviez vos habitudes… Nettoyez déjà votre espace, cela vous aidera à nettoyer votre mémoire.

Relativisez
Si vous avez aimé profondément quelqu'un et qu'il vous manque, vous aurez tendance à l'idéaliser, ce qui ne fera qu'aggraver votre peine. Interrogez-vous en toute sincérité : était-il si bien que ça ? N'y a–t-il pas des aspects de sa personnalité qui vous irritaient ? Quand il épluchait pendant cinq minutes la note du restaurant, quand elle était systématiquement en retard à vos rendez-vous, quand il décidait de tout sans vous demander votre avis…
Prenez un papier et faites la liste de ce qui ne vous plaisait pas chez cette personne ou ce qui vous séparait : il n'avait pas les mêmes idées politiques, pas toujours les mêmes goûts, il aimait la montagne et vous la mer, il fumait comme un pompier… Vous verrez que vous trouverez !
Et ses petites manies qui vous agaçaient : le tube de dentifrice jamais rebouché, le zapping télé permanent, les conversations interminables avec ses amies au téléphone…
Quand on est malheureux, on ne retient que les bons souvenirs, les moments qui font mal parce qu'ils ne sont plus. Rappelez-vous aussi les mauvais : le jour où il s'est mis violemment en colère pour un détail, le jour où elle a oublié votre anniversaire.
Arrêtez de vous faire du mal avec cette histoire. Pensez à tous les autres aspects de votre vie qui vont bien : santé, enfants, travail… Vous trouverez sûrement des éléments positifs auxquels vous raccrocher.

Chouchoutez-vous
Cette personne vous a fait mal, à vous de vous faire du bien. Aimez-vous vous-même pour compenser le manque d'amour de l'autre. Vous avez l'impression de n'être plus rien, vous vous sentez vide, inutile, plus digne d'intérêt, vieux et moche. C'est le moment de prendre soin de vous, de vous dire chaque matin au réveil avec un élégant balancement de la tête - comme Claudia Schiffer dans la pub pour shampooing - : "Parce que je le vaux bien"… Utilisez la méthode Coué : persuadez-vous que vous êtes quelqu'un de bien.
Vous devez restaurer l'image de vous-même qui en a pris un coup : quand vous n'êtes plus l'être aimé, vous vous sentez rejeté, déprécié, laissé pour compte. Mais vous valez mieux que ça, que cette pauvre chose abandonnée en pleurs au bord du chemin.
Faites-vous plaisir ! Madame, changez de coupe de cheveux, allez chez l'esthéticienne pour un soin de beauté, offrez-vous ce petit tailleur qui vous fait tellement envie. Retournez au théâtre, où il détestait vous accompagner… Monsieur, reprenez le golf ou la chasse que vous aviez abandonné pour elle, revoyez vos bons copains qu'elle n'aimait pas pour des soirées entre hommes, fumez le cigare sans entendre de réflexions désagréables…
Bref, mettez un peu de douceur sur vos plaies, un peu de miel sur la tartine trouée de votre vie.


Redevenez disponible

Au début, au moment de la rupture, vos proches vont s'occuper de vous. Mais, ils se lasseront de la compagnie d'une personne triste qui ressasse indéfiniment le passé. A vous de vous prendre en main. Allez de l'avant, faites des projets, existez pour vous-même et non plus en fonction de cet autre qui n'est plus là.
C'est le moment d'organiser avec des amis cette croisière sur le Rhin dont vous rêviez, et dont l'autre ne voulait pas entendre parler. Ou ce week-end à Barcelone. Un voyage bien choisi vous dépaysera et vous changera les idées en vous obligeant à vous concentrer sur autre chose. Evitez toutefois les destinations trop romantiques qui risquent de remuer le couteau dans la plaie. "Que c'est triste Venise, au temps des amours mortes…", chante très justement Aznavour.
Ne vous barricadez pas dans votre solitude, soyez ouvert aux autres. Surtout, ne vous laissez pas aller : vous devez rester séduisant, attirante, même si ce n'est plus pour plaire à l'être aimé. Ne vous dites pas : à quoi bon ? Vous voir dans la glace l'œil battu et le cheveu triste n'arrangera pas votre moral.
Redevenez disponible. Forcez-vous à organiser des sorties, des dîners chez vous. Acceptez toutes les invitations : cela vous permettra de rencontrer des gens nouveaux. Car, finalement, le meilleur moyen de guérir d'un chagrin d'amour, c'est de tomber amoureux de quelqu'un d'autre.

Sylvie Bonin
[07 janvier 2004]

texte trouvé sur http://groups.msn.com/hirondelle3/